Super Touristor II, le retour - 06/06/2006
Vendredi soir, 21h, devant le Kebab à Schwabing (München). Je découvre grâce à Vincent que lundi est férié. Du coup, on se décide de partir pour Salzburg le lendemain. Oh et puis, on a trois jours, donc pourquoi pas Vienne ? Oh et puis, pourquoi pas Prague ? Adjugé, vendu. Levé aux aurores le lendemain. On arrive à Prague vers la fin de l'après-midi au terme de 11h de voyage. Spéciale dédicasse aux 6 changements de l'itinéraire aller souhaités par Vincent (faut dire que c'était trop pas cher du coup, en particulier si on rapporte le coût au nombre d'heures passées en chemin). Vers midi, en attendant la correspondance au bled-frontière de Furth i Wald, on cherche un Biergarten sympa où casse-crouter. On finit par en trouver un qui n'a pas l'air ouvert encore, malgré un invitant « Geöffnet » inscrit en grand sur la façade. Du coup, on s'installe et on attaque le saucisson en attendant que le type arrive pour lui commander une bière. Le type arrive effectivement, en scooter, traînant une charrette avec des fleurs. Il nous demande ce qu'on fait là, on lui dit qu'on aimerait bien une bière et là, il nous demande de quitter les lieux immédiatement ou bien il appelle la police. On est parti sans chercher à savoir si il parlait de la police Tchèque ou Allemande.
Dans le train, première surprise, on savait que la Tchéquie était rentrée dans l'U.E. il y a deux ans, donc on pensait naïvement payer en Euros. Hors, les tchèques ne les ont pas encore, mais ça devrait arriver, d'ici 4 ans officiellement. En attendant, la différence de pouvoir d'achat a largement joué en notre faveur. Entre Furth i Wald et Plzen, nouvelle petite ville, nouveau changement de train, mais pas de chance, la contrôleuse nous envoie dans le mauvais train, du coup ça nous retarde encore plus, ce qui nous amène à la deuxième surprise : les gens parlent quelques fois allemands, rarement anglais. La langue est assez peu intuitive pour Vincent comme pour moi puisqu'elle se rattache aux groupe slave, et qu'évidemment, Jul est pas là pour nous aider (pour une fois qu'on avait besoin de lui :-). Plusieurs fois aussi, on demande un renseignement à quelqu'un dans le train ou dans le rue, et en réponse, le gars ou la fille détourne les yeux et se barre. Avant de partir, vu qu'on avait pas de guide, on avait quand même relevé quelques adresses d'auberges de jeunesse, notamment celle de Sir Toby. Elle était complète, mais on a finit par trouver ailleurs. Découverte d'une petite partie de la ville historique de Prague de nuit. Magique, envoûtant, la partie attractive de la ville pour le visiteur ayant des visées touristique est immense. On croise peu de touristes, du moins à cette heure-là de la soirée, alors on reste jusqu'au dernier métro. La ville paraît plutôt sûre, et on s'est fait contrôler dans le métro trois fois en trois jours.
Le dimanche, départ en petite foulée pour voir la ville de jour. La journée commence bien puisqu'on réussit à trouve un guide touristique, un Lonely pour être précis, histoire d'éviter de se retrouver dans les coins à français routards et un dictionnaire franco-tchèque portable de poche qui tient vraiment dans la poche (j'ai testé). La plupart des bâtiments arborent des façades très soignées, ornées de sculptures ou de détails architecturaux qui attirent l'oeil et témoignent de la grandeur passée de la ville. Dans le même temps, le passé récent a laissé des marques : les façades souvent décrépies, la peinture qui tend à s'écailler, et la pierre souvent très noircie par la pollution attestent des difficultés survenues entre la construction des édifices qui datent pour la plupart des XVIIème, XVIII, XIXème siècle ainsi que du début du XXème siècle et la période contemporaine. Mais bien loin de ternir l'apparence de la ville, ce côté défraîchi, ça lui donne un charme fou, une atmosphère irrésistible. On se demande d'ailleurs assez vite ce qui dans l'Histoire du pays peut expliquer une telle richesse. Après tout, la Tchéquie n'est pas connu pour ses conquêtes. Dans les stars internationales, il y a Kafka, Smetana, Dvorjak, Nedved (FC Juventus Turin) et deux ou trois joueurs de hockey, mais a priori, pour moi (et pour Vincent aussi), y avait pas de quoi construire un pont sur la Vltava (c'est comme ça qu'ils appellent la Moldau là-bas). En fait, il semblerait qu'il y ait eu un certain nombre de rois édificiophiles et que la dynastie des Habsbourg de l'Autrie-Hongrie y soit pour quelque chose.
On finit par le château de Prague et les deux églises du quartier de St Vitius et St Nicolas le lundi matin, et on a même réussi à arriver sur place avant les hordes de touristes. De manière général, la ville est blindée d'anglais (merci Easyjet), de Français (merci je sais pas qui, mais on en est au point où c'est pas possible de marcher 5 minutes dans la rue sans attendre du français), d'Espagnols, d'Asiatiques. Avant de repartir, à la gare, Vincent se fait un genre de cordon bleu sans champignons plus frites au nom imprononçable pour nous pauvres français et je me prends un petit Bamborak. Pour ce qui est du visuel, j'essaierai de piquer quelques photos à Vincent qui a pas mal mitraillé ce week-end. Et j'ai quelques minutes de vidéo aussi. Ce qui est sûr, c'est qu'en trois jours, on a de loin pas fait le tour de la ville. En tous cas, ça m'a vraiment donné envie d'y retourner, y aura pas d'hésitation à la prochaine occasion...
Dans le train, première surprise, on savait que la Tchéquie était rentrée dans l'U.E. il y a deux ans, donc on pensait naïvement payer en Euros. Hors, les tchèques ne les ont pas encore, mais ça devrait arriver, d'ici 4 ans officiellement. En attendant, la différence de pouvoir d'achat a largement joué en notre faveur. Entre Furth i Wald et Plzen, nouvelle petite ville, nouveau changement de train, mais pas de chance, la contrôleuse nous envoie dans le mauvais train, du coup ça nous retarde encore plus, ce qui nous amène à la deuxième surprise : les gens parlent quelques fois allemands, rarement anglais. La langue est assez peu intuitive pour Vincent comme pour moi puisqu'elle se rattache aux groupe slave, et qu'évidemment, Jul est pas là pour nous aider (pour une fois qu'on avait besoin de lui :-). Plusieurs fois aussi, on demande un renseignement à quelqu'un dans le train ou dans le rue, et en réponse, le gars ou la fille détourne les yeux et se barre. Avant de partir, vu qu'on avait pas de guide, on avait quand même relevé quelques adresses d'auberges de jeunesse, notamment celle de Sir Toby. Elle était complète, mais on a finit par trouver ailleurs. Découverte d'une petite partie de la ville historique de Prague de nuit. Magique, envoûtant, la partie attractive de la ville pour le visiteur ayant des visées touristique est immense. On croise peu de touristes, du moins à cette heure-là de la soirée, alors on reste jusqu'au dernier métro. La ville paraît plutôt sûre, et on s'est fait contrôler dans le métro trois fois en trois jours.
Le dimanche, départ en petite foulée pour voir la ville de jour. La journée commence bien puisqu'on réussit à trouve un guide touristique, un Lonely pour être précis, histoire d'éviter de se retrouver dans les coins à français routards et un dictionnaire franco-tchèque portable de poche qui tient vraiment dans la poche (j'ai testé). La plupart des bâtiments arborent des façades très soignées, ornées de sculptures ou de détails architecturaux qui attirent l'oeil et témoignent de la grandeur passée de la ville. Dans le même temps, le passé récent a laissé des marques : les façades souvent décrépies, la peinture qui tend à s'écailler, et la pierre souvent très noircie par la pollution attestent des difficultés survenues entre la construction des édifices qui datent pour la plupart des XVIIème, XVIII, XIXème siècle ainsi que du début du XXème siècle et la période contemporaine. Mais bien loin de ternir l'apparence de la ville, ce côté défraîchi, ça lui donne un charme fou, une atmosphère irrésistible. On se demande d'ailleurs assez vite ce qui dans l'Histoire du pays peut expliquer une telle richesse. Après tout, la Tchéquie n'est pas connu pour ses conquêtes. Dans les stars internationales, il y a Kafka, Smetana, Dvorjak, Nedved (FC Juventus Turin) et deux ou trois joueurs de hockey, mais a priori, pour moi (et pour Vincent aussi), y avait pas de quoi construire un pont sur la Vltava (c'est comme ça qu'ils appellent la Moldau là-bas). En fait, il semblerait qu'il y ait eu un certain nombre de rois édificiophiles et que la dynastie des Habsbourg de l'Autrie-Hongrie y soit pour quelque chose.
On finit par le château de Prague et les deux églises du quartier de St Vitius et St Nicolas le lundi matin, et on a même réussi à arriver sur place avant les hordes de touristes. De manière général, la ville est blindée d'anglais (merci Easyjet), de Français (merci je sais pas qui, mais on en est au point où c'est pas possible de marcher 5 minutes dans la rue sans attendre du français), d'Espagnols, d'Asiatiques. Avant de repartir, à la gare, Vincent se fait un genre de cordon bleu sans champignons plus frites au nom imprononçable pour nous pauvres français et je me prends un petit Bamborak. Pour ce qui est du visuel, j'essaierai de piquer quelques photos à Vincent qui a pas mal mitraillé ce week-end. Et j'ai quelques minutes de vidéo aussi. Ce qui est sûr, c'est qu'en trois jours, on a de loin pas fait le tour de la ville. En tous cas, ça m'a vraiment donné envie d'y retourner, y aura pas d'hésitation à la prochaine occasion...
Commentaires
Kikujiro Bee, le 22/10/2006 @ 00h28
Do you think anyone reads all this?
Quand on a visité les joyaux culturels japonais, on se dit que l'Europe c'est quand même beaucoup plus riche architecturalement parlant...