Utopie : le retour ! - 02/03/2005
Impossible !, rétorquent certains, pour qu'il y ait un riche, il faut qu'il y ait un pauvre ! Pour d'autres, cette utopie n'en est pas une. Depuis 16 ans maintenant, ils s'obstinnent à affirmer qu'un revirement de situation radical est possible moyennant quelques aménagements de l'aide publique au développement et un poil de bonne volonté. Ils proposent ainsi d'instaurer
[...] une aide publique au développement de l'ordre de 0,7 % du produit national brut des pays riches, comme ils s'y sont engagés voici 35 ans, serait quasiment triplée par rapport au taux actuel et apporterait en tout près de 200 milliards de dollars dans l'escarcelle. Et puis, cette aide pourrait être versée intégralement sous forme de dons, contrairement à aujourd'hui, et non conditionnée à l'achat de marchandises du pays donateur, comme bien trop souvent. On pourrait aussi décider de lui donner un nouveau nom : réparations, après cinq siècles de pillage, d'esclavage, de colonisation... Les solutions existent. Mais pour avoir l'audace de les trouver, il faut accepter l'idée qu'aucune ne sera satisfaisante si on laisse tout pouvoir aux marchés financiers. Le modèle néolibéral est structurellement incapable de prendre réellement en compte la misère qu'il crée. En envisageant une autre logique économique, basée sur la satisfaction des besoins humains fondamentaux et confiant enfin les leviers de direction aux populations concernées, on élargit considérablement les champs du possible. On se donne des armes efficaces pour enfin abolir la pauvreté, la dette, la corruption, et l'incroyable domination qu'elles permettent.
Si jamais je suis élu président un jour, rappelez-moi cet extrait...
Commentaires
filetdo, le 25/07/2005 @ 02h17