la FR connexion |
Karoll/fr
La KBioch'/ww
Mel D/us
Odélie/fr
Stef/ar
Yann/jp
Les JPs/fr
JP Kadi/bk
Jean 'Guffle' Hausser

Utopie : le retour ! - 02/03/2005

On croyait la machine à créer des utopies définitevement cassée par trop de désillusions. Les utopies antérieures au XVIIème n'ont plus que de valeur que pour les littéraires. Les utopies scientistes et positivistes du XIXème n'ont jamais pu être mises en pratique. L'utopie marxiste s'est quant à elle soldée par un échec mémorable à la fin du siècle dernier. On a compris la leçon. Les utopies, c'est que des ennuis. Il faut gérer au mieux, avec raison, optimiser tout ce qui peut l'être. Alors, plus d'utopie pour le XXIème ? Certainement pas : l'utopie est de retour. Cette fois, on se prend à rêver d'une monde où on vivrait libre et où la misère aurait disparu.

Impossible !, rétorquent certains, pour qu'il y ait un riche, il faut qu'il y ait un pauvre ! Pour d'autres, cette utopie n'en est pas une. Depuis 16 ans maintenant, ils s'obstinnent à affirmer qu'un revirement de situation radical est possible moyennant quelques aménagements de l'aide publique au développement et un poil de bonne volonté. Ils proposent ainsi d'instaurer

[...] une aide publique au développement de l'ordre de 0,7 % du produit national brut des pays riches, comme ils s'y sont engagés voici 35 ans, serait quasiment triplée par rapport au taux actuel et apporterait en tout près de 200 milliards de dollars dans l'escarcelle. Et puis, cette aide pourrait être versée intégralement sous forme de dons, contrairement à aujourd'hui, et non conditionnée à l'achat de marchandises du pays donateur, comme bien trop souvent. On pourrait aussi décider de lui donner un nouveau nom : réparations, après cinq siècles de pillage, d'esclavage, de colonisation... Les solutions existent. Mais pour avoir l'audace de les trouver, il faut accepter l'idée qu'aucune ne sera satisfaisante si on laisse tout pouvoir aux marchés financiers. Le modèle néolibéral est structurellement incapable de prendre réellement en compte la misère qu'il crée. En envisageant une autre logique économique, basée sur la satisfaction des besoins humains fondamentaux et confiant enfin les leviers de direction aux populations concernées, on élargit considérablement les champs du possible. On se donne des armes efficaces pour enfin abolir la pauvreté, la dette, la corruption, et l'incroyable domination qu'elles permettent.



Si jamais je suis élu président un jour, rappelez-moi cet extrait...

Commentaires

filetdo, le 25/07/2005 @ 02h17

Heu, j'ai jamais bien compris à quoi servait ce mot, "utopie". Puisque c'est irréalisable, impossible... Un mot a vous mettre les neurones sans dessus dessous pour rien finalement ou pour vous faire du mal. Il a juste su me faire rêver. Je n'ai pas fait non plus d'etudes, ni en politique, ni en philosophie, c'est peut etre pour ça que je n'y entends rien. Ne faites pas attention, je ne fais que passer.

Ajouter un commentaire


Anti-spam: Tapez '67' ici :



Le matériel disponible sur ce site est diffusé sous les termes d'une licence Creative Commons. Site géré par ePSY