Souviens toi l'été dernier - 04/11/2006
Il n'y a pas si longtemps, Jul (que j'ai vu pour la dernière fois au volant d'une voiture de location rouge en Californie), Jib et Christine, deux Insaliens bio*istes que je vous recommande sont tous trois partis estiver à Copenhague, au Danemark donc, pays frontalier entre autres de l'Allemagne... et ça là que tout commence puisqu'à ce moment-là, je suis en stage à Munich. On est un vendredi soir d'été 2006, vers 20h, la coupe du monde vient de commencer, la ville est pleine d'italiens, mexicains, anglais venus pour le match d'ouverture, le métro est blindé, la circulation déviée dans le centre, les terasses ont fait le plein... et je monte dans une rame pour Copenhague munie de BahnCard Weltmeister flambant neuve achetée pour l'occasion : il s'agit d'une carte de réduction spécialement éditée pour la coupe du monde. La BahnCard Weltmeister vous donne droit à des réductions sur le réseau de train de la Deutsche Bahn et contrairement à la BahnCard classique, son coût à l'achat est minime. Cependant, elle est limitée dans le temps : valable deux mois au minimum, on passe à trois mois si l'Allemagne se qualifie pour les quarts, 4 mois si l'Allemagne va en demi et la période de validité est étendue jusqu'à Noël dans le cas où l'Allemagne deviendrait championne du monde. J'ai pas franchement hésité à l'acheter, convaincu de ce que l'Allemagne passerait au moins les 8èmes, conviction qui a d'aillleurs passablement surpris les allemands du cru que je contoyais alors mais passons... C'est donc vendredi soir, et je quitte Munich en train, munie de ce qu'il faut de lecture. Au cours du trajet, on sympathise avec une allemande qui s'est posée dans mon compartiment. La nuit est royale puisqu'on a droit à trois fauteuils (chacuns, histoire de couper court aux rumeurs salasses). Le jour commence à poindre vers les 4h du matin, heure où elle finit par descendre, quelque part vers Hamburg, dans le nord de l'Allemagne. On arrive au Danemark un peu après le coucher du soleil qu'on traverse en une heure ou deux de train, temps nécessaire pour arriver à Copenhague, où je retrouve Jul vers le milieu de la matinée. Sans traîner, Jul (qui lui a bien dormi, genre dans un vrai lit et tout) attaque directement la visite au pas de course.

La première impresion que m'a donné la ville, c'est un peu celle de l'utopie urbaine telle qu'on peut parfois l'avoir en France : peu de voitures et des axes peu larges en centre-ville. Par contre, de larges zones piétones, des nuées de vélos empruntant de larges pistes cyclables, et une architecture intéressante. Du coup, la ville compte apparemment peu de bouchons et on y respire bien, donc je suppose qu'elle est peu polluée, mais en fait, j'en sais rien puisque j'y ai peut-être passé trois jours... Les transports en communs à base d'une combinaison de bus, de trains rapides et de métros m'ont parru hyperefficaces. Et pour donner une idée de la ponctualité, il faut dire que Jul et JiB sont parvenus à se disputer sur le temps nécessaire pour effectuer un trajet x en bus, le littige portant sur +- 3 minutes...

La ville est ouverte sur la mer qui y pénetre des canaux. Parcs sympathiques, châteaux et bâtiments anciens où la brique est apparente cotoient les nouveaux bâtiments à l'architecture moderne (diamant noir de la bibli royale, opéra) et le mariage des deux est plutôt réussi esthétiquement parlant.

On retrouve Turill, erasmus norvégienne, et en parfait touristes, on attaque un tour de la ville en bâteaux mouches, puis on visite le centre-ville à pied. C'est assez petit, on traverse la partie centrale en une demi-heure à tout casser et on prend assez vite ses repères. Puis, fatigués par la marche sous un soleil pas franchement molasson, on va faire la sieste dans un parc à l'herbe drue où les gens se mettent en slip (et pas forcément de bain) sur la pelouse. La soirée se conclue sur un bbq dans un parc. On était de loin pas les seuls à avoir eu l'idée et cette fois, JiB a réussi à l'allumer ce fameux bbq portable à usage unique.



Philipp, un erasmus allemand nous retrouve un peu plus tard pour le match Argentine - Côte d'Ivoire. dans un pub irlandais au patron assez "brut de pomme". Alors qu'on regardait le match au rez-de-chaussée, on s'est rendu compte après quelques tempsque les gens de l'étage du dessous avaient apparemment le même match avec 5 secondes d'avance : y a pas mieux pour vous gâcher le suspens que d'entendre des cris de joie ou de désespoir alors que l'action s'amorce à peine. Après avoir associé les timbres des voies aux équipes, on est même parvenu à prédire si la prochaine action se solderait sur un but ou pas.

On se réveille à Vaedbek le dimanche matin, petit village bucolique et sympathique où M. Roux habite une maison située à 2 minutes de la plage. Ca va, y a pire... Après un peu de cuisine, et de discussion en français avec la logeuse quincagénaire danoise de Jul (on a parlé impôts, obésité au Danemark et danse classique), on part se baigner dans la Baltique en début d'après-midi. Et de se baigner dans la Baltique, c'est plus facile qu'on pourait le croire. Plus facile en tous cas que le Pacifique de la fin mars à San Diego, sauf que j'avais ni short, ni maillot, ni caleçon, ni même boxer et que j'ai dû me résoudre à y aller en slip. Je déconseille parce que la plage était blindée de monde et l'auto-humiliation publique, c'est pas ce que j'aime le plus dans la vie, surtout que j'ai découvert peu après que j'avais oublié un maillot de bain dans mon sac...

Mais ce fût vite oublié grâce à une session de Canoë sur un étang non loin de la résidence de Turill avec Christine, Philipp et deux danois de la résidence. La session fut marqué par un barbecue sur berge et une course finale où notre cannot (Jul, ouame et un danois), pourtant en inferiorité sur le plan de la vitesse en raison d'une faiblesse technique latante de l'équipage s'est finalement imposé grâce à une tactique digne des plus grande bataille navale que Rome ait connu. Je pense que les canards s'en souviendront longtemps. On conclut sur un Portugal - Angola plutôt cocasse chez JiB.

Lundi. Visite de la ville, seul cette fois, puisque les autres bossent... J'ai vu plusieurs Eglises, le château - musée de Christianborg sans doutes, le fameux quartier de Christinia, et escaladé la tour plutôt vertigineuse d'une église peu éloignée de Christinia.


Puis, fourbu, je transume vers le Danish Technical University (DTU) où Jul finit un TP et où JiB répare son vélo (ça arrache). L'air est doux et parfumé en ce début d'été et la soirée belle et encore peu avancée, aussi décidons-nous d'un commun accord de parcourir à pied les 7 km qui nous séparent de Vedbaek en coupant par le parc aux cerfs le soir. Ca m'a permis aussi de faire une photo historique puisque ma cousine est venue ici aussi une dizaine d'année auparavant, bref.


Le mardi, je vais voir du côté de Helsingør, village au nord de Copenhague pour voir son Hamlet de château (le ?børg), riche d'une belle collection de peinture et offrant un aperçu sympathique du patrimoine historique danois. La côte suèdoise n'est en cet endroit éloignée que de 4.5 km, aussi le chateau avait-il été construit pour percevoir les droits de passages auprès des navires étrangers qui empruntait le détroit. J'avais aussi pour projet de traverser le bras de mer en ferry histoire d'avoir mis les pieds en Suède, au sens propre du terme, mais, ayant oublié ma carte d'identité à Vedbaek, j'ai dû renoncer à ce plan. Le village d'Helsingør compte enfin une église où Buxtehud a officié pendant quelques années.

Mercredi, je passe pas mal de temps au National Museut et je fait un tour au jardin botanique vite fait juste avant de retourner à la gare : on remballe et on rentre. Je suis passablement vanné en arrivant à Munich parce qu'il faut la nuit pour faire Cph - Muc et que dans un compartiment prévu pour 6, quand il y a effectivement 6 personnes, on dort pas super bien. Par contre, on peut rencontrer des gens sympatiques : des japonaises en vadrouille, des mexicains fans de foot (l'un portait même le maillot de Cruz Azul sur le dos), des espagnoles erasmus, etc. Donc vive les trains, les BahnCard Weltmeister et arriba Cruz Azul !

La première impresion que m'a donné la ville, c'est un peu celle de l'utopie urbaine telle qu'on peut parfois l'avoir en France : peu de voitures et des axes peu larges en centre-ville. Par contre, de larges zones piétones, des nuées de vélos empruntant de larges pistes cyclables, et une architecture intéressante. Du coup, la ville compte apparemment peu de bouchons et on y respire bien, donc je suppose qu'elle est peu polluée, mais en fait, j'en sais rien puisque j'y ai peut-être passé trois jours... Les transports en communs à base d'une combinaison de bus, de trains rapides et de métros m'ont parru hyperefficaces. Et pour donner une idée de la ponctualité, il faut dire que Jul et JiB sont parvenus à se disputer sur le temps nécessaire pour effectuer un trajet x en bus, le littige portant sur +- 3 minutes...
La ville est ouverte sur la mer qui y pénetre des canaux. Parcs sympathiques, châteaux et bâtiments anciens où la brique est apparente cotoient les nouveaux bâtiments à l'architecture moderne (diamant noir de la bibli royale, opéra) et le mariage des deux est plutôt réussi esthétiquement parlant.
On retrouve Turill, erasmus norvégienne, et en parfait touristes, on attaque un tour de la ville en bâteaux mouches, puis on visite le centre-ville à pied. C'est assez petit, on traverse la partie centrale en une demi-heure à tout casser et on prend assez vite ses repères. Puis, fatigués par la marche sous un soleil pas franchement molasson, on va faire la sieste dans un parc à l'herbe drue où les gens se mettent en slip (et pas forcément de bain) sur la pelouse. La soirée se conclue sur un bbq dans un parc. On était de loin pas les seuls à avoir eu l'idée et cette fois, JiB a réussi à l'allumer ce fameux bbq portable à usage unique.
Philipp, un erasmus allemand nous retrouve un peu plus tard pour le match Argentine - Côte d'Ivoire. dans un pub irlandais au patron assez "brut de pomme". Alors qu'on regardait le match au rez-de-chaussée, on s'est rendu compte après quelques tempsque les gens de l'étage du dessous avaient apparemment le même match avec 5 secondes d'avance : y a pas mieux pour vous gâcher le suspens que d'entendre des cris de joie ou de désespoir alors que l'action s'amorce à peine. Après avoir associé les timbres des voies aux équipes, on est même parvenu à prédire si la prochaine action se solderait sur un but ou pas.
On se réveille à Vaedbek le dimanche matin, petit village bucolique et sympathique où M. Roux habite une maison située à 2 minutes de la plage. Ca va, y a pire... Après un peu de cuisine, et de discussion en français avec la logeuse quincagénaire danoise de Jul (on a parlé impôts, obésité au Danemark et danse classique), on part se baigner dans la Baltique en début d'après-midi. Et de se baigner dans la Baltique, c'est plus facile qu'on pourait le croire. Plus facile en tous cas que le Pacifique de la fin mars à San Diego, sauf que j'avais ni short, ni maillot, ni caleçon, ni même boxer et que j'ai dû me résoudre à y aller en slip. Je déconseille parce que la plage était blindée de monde et l'auto-humiliation publique, c'est pas ce que j'aime le plus dans la vie, surtout que j'ai découvert peu après que j'avais oublié un maillot de bain dans mon sac...
Mais ce fût vite oublié grâce à une session de Canoë sur un étang non loin de la résidence de Turill avec Christine, Philipp et deux danois de la résidence. La session fut marqué par un barbecue sur berge et une course finale où notre cannot (Jul, ouame et un danois), pourtant en inferiorité sur le plan de la vitesse en raison d'une faiblesse technique latante de l'équipage s'est finalement imposé grâce à une tactique digne des plus grande bataille navale que Rome ait connu. Je pense que les canards s'en souviendront longtemps. On conclut sur un Portugal - Angola plutôt cocasse chez JiB.
Lundi. Visite de la ville, seul cette fois, puisque les autres bossent... J'ai vu plusieurs Eglises, le château - musée de Christianborg sans doutes, le fameux quartier de Christinia, et escaladé la tour plutôt vertigineuse d'une église peu éloignée de Christinia.
Puis, fourbu, je transume vers le Danish Technical University (DTU) où Jul finit un TP et où JiB répare son vélo (ça arrache). L'air est doux et parfumé en ce début d'été et la soirée belle et encore peu avancée, aussi décidons-nous d'un commun accord de parcourir à pied les 7 km qui nous séparent de Vedbaek en coupant par le parc aux cerfs le soir. Ca m'a permis aussi de faire une photo historique puisque ma cousine est venue ici aussi une dizaine d'année auparavant, bref.
Le mardi, je vais voir du côté de Helsingør, village au nord de Copenhague pour voir son Hamlet de château (le ?børg), riche d'une belle collection de peinture et offrant un aperçu sympathique du patrimoine historique danois. La côte suèdoise n'est en cet endroit éloignée que de 4.5 km, aussi le chateau avait-il été construit pour percevoir les droits de passages auprès des navires étrangers qui empruntait le détroit. J'avais aussi pour projet de traverser le bras de mer en ferry histoire d'avoir mis les pieds en Suède, au sens propre du terme, mais, ayant oublié ma carte d'identité à Vedbaek, j'ai dû renoncer à ce plan. Le village d'Helsingør compte enfin une église où Buxtehud a officié pendant quelques années.
Mercredi, je passe pas mal de temps au National Museut et je fait un tour au jardin botanique vite fait juste avant de retourner à la gare : on remballe et on rentre. Je suis passablement vanné en arrivant à Munich parce qu'il faut la nuit pour faire Cph - Muc et que dans un compartiment prévu pour 6, quand il y a effectivement 6 personnes, on dort pas super bien. Par contre, on peut rencontrer des gens sympatiques : des japonaises en vadrouille, des mexicains fans de foot (l'un portait même le maillot de Cruz Azul sur le dos), des espagnoles erasmus, etc. Donc vive les trains, les BahnCard Weltmeister et arriba Cruz Azul !