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Jean 'Guffle' Hausser

Et re-live ! - 04/07/2006

Après le live d'Herbie Hancock samedi soir, aujourd'hui, c'est Donald B. Rubin que j'ai vu en live, et pour une star, c'est une star ! Avec Dempster et Laird, c'est l'un de co-auteurs du papier sur l'algorithme EM de 1977. Mais il fait d'autres trucs aussi, genre de l'experimental design et de l'inférence causale. Il a parlé plus d'une heure dans une salle comble, talk très clair et intuitif au sens où même si on ne connaît rien à l'experimental design, on est jamais largué, mais sans être simpliste non plus, d'autant que j'ai pu en juger d'après la réaction de la salle. J'ai pas vu passer le temps. Dans ses transparents, pas une formule, pas une equation, seulement les idées et leur histoire jusqu'à un siècle en arrière, les problèmes et à chaque fois quelques subtilités associées. Selon lui, les stats auraient désormais depuis une quinzaine d'année bien dépassé l'époque où elles n'indiquaient que les association, alors qu'association ne veut pas dire cause ce qui complique l'interprétation et limite la puissance des méthodes. La bonne nouvelle !, content de l'apprendre... faut croire que j'étais un peu à la bourre et puis ça donne un peu la même impression que quand on est le dernier de la classe à croire encore au Père Noël alors que tous les autres savent déjà.

Sinon, Neuschwanstein, hier, c'était assez épique. Rendez-vous avec Vincent 8h30 à la boulangerie pour petit-déjeuner. Ensuite, on part chercher la voiture, mais Vincent ne sait plus à quelle station de métro il l'a laissée. On finit quand même par retrouver la voiture, un Chrysler Voyager immmmmense, genre y a de l'écho quand on discute à l'intérieur. Le temps de faire le plein et on décolle vraiment vers 9h et demi. Ensuite, comme on a pas de carte de l'Allemagne, on suit les indications de Via Michelin, soigneusement recopiées la veille au soir par votre serviteur. Super, le trajet doit durer 1h40 normalement pour 120 km, contre plus de 3h en train. Malheureusement, on se paume dans la campagne bavaroise par la faute d'un rond-point traître et on finit assez vite par ne plus voir les bleds mentionnées sur notre itinéraire. Au terme de trois quarts d'heure à errer un peu au hasard, d'abord sans se rendre de rien (la faute à Bayern 1 et à sa programmation radiophonique euphorisante à base de musique folklorique), puis en choisissant notre direction selon que le nom des villages nous paraît sympa ou non, on finit par craquer et on s'arrête dans un village pour demander notre route. Là, on craint d'abord de ne trouver personne quand soudain, on entend des voies non loin de là. Courant à leur encontre, on trouve trois allemandes discutant sur un pas de porte sur fond de musique bavaroise. Donc on se fait indiquer l'itinéraire par écrit et après quelques échecs directionnels supplémentaires (merci aux vils panneaux qui donnent de fausses indications) et d'autres arrêts pour demander notre chemin, on finit par arriver sur place vers 12h30 au terme de 3h de trajet. Mieux vaut tard que jamais, on prend nos billets pour le château mais Vincent a la dalle (comme d'hab), donc la Weisswurst / Bretzel s'impose. Après, on se résigne à monter au château à pied plutôt qu'en calèche, en 4x4 ou en bus. Les visites sont organisées de manière très rationnelle : à chaque billet correspond une langue (au sens linguistique, pas anatomique bien sûr) et une fenêtre de 5 minutes pendant lesquelles on peut entrer. Avant l'heure, c'est pas l'heure, après l'heure, tant pis, on a plus qu'à s'acheter un nouveau billet. On a prit un billet pour un tour en anglais, vu que le français n'était dispo qu'en audioguide. Là, on se retrouve à courir avec un groupe de 25 touristes d'une salle à l'autre et à écouter le guide qui nous apprend combien de marches il faudra gravir jusqu'à la prochaine salle ou combien de bougies sont accrochées au chandelier de deux tonnes de la salle du trône. Ceci dit, il faut avouer que le château est époustouflant vu de l'extérieur et que l'intérieur vaut définitivement la visite. Il vaut mieux y aller par beau temps parce que le cadre (montagnes, lacs, forêts, etc.) est somptueux et se laisse admirer depuis les pièces du château, ce qui donne à l'intérieur une impression de bien-être et de détente toute estivale. Ceci dit, préférer un audioguide au vrai guide qui ne laisse pas vraiment le temps de visiter.

Sorti du château vers 15h, on se dit qu'il est un peu tôt pour finir la journée. Donc on décide de partir pour une petite randonnée (2h30 dixit le panneau) pour rejoindre un sommet voisin duquel part un téléphérique pour redescendre dans la vallée. En fait, ça n'a pas vraiment été une partie de plaisir pour les gambettes puisque le sentier serpente pendant 2h sur des escarpements rocheux pour un dénivelé de 750m. Pour les yeux par contre, c'est la fête, on a tout le temps envie de s'arrêter pour admirer la vue d'autant qu'on commence par s'élever au-dessus de Neuschwanstein tout en en faisant le tour, puis le sentier flirt longtemps avec le vide et des à-pics de plusieurs centaines de mètres. Donc, un peu avant 17h, on arrive complètement explosé à la station de téléphérique, surtout qu'on avait ni prévu à boire, ni à manger, ni à marcher, comprendre qu'on s'est tapé ça en jeans, le mien ayant la fâcheuse tendance à tomber sur les genoux, rendant difficile l'élévation de ces derniers à moins de le maintenir d'une main, un peu comme un pagne, pratique et terriblement sexy. Là, on s'offre une petite Zitronenlimonade pour calmer la soif, le barman nous demande si on compte redescendre en téléphérique, on lui dit qu'on ne sait pas encore. On se cale bien à l'ombre et on déguste, en faisant attention de pas boire trop vite pour maximiser le pouvoir déshydratant du breuvage. Puis, sur le coup de 17h20, on décide de prendre le téléphérique. Et là, c'est l'échec : on veut acheter un ticket au barman qui nous explique que le dernier est parti à 17h nous dit-on, il faut toujours se renseigner avant, puis on nous indique ironiquement que le prochain est à 9h le lendemain mais qu'on est jeune et qu'on a qu'à redescendre à pied. Je demande à tout hasard si on ne peut pas louer un delta-plane ou un parapente, en vain. Vincent est abattu, et moi mort de rire, mais seulement jusqu'à ce que je découvre qu'il n'y a pas d'autre chemin pour redescendre que celui qu'on a pris pour monter : je déteste prendre deux fois le même chemin en rando. Au final, la descente s'avère plus facile que prévue, Vincent réussit à rejoindre Munich sans s'endormir au volant, et j'ai même pas de coup de soleil, trop bien.

Et les images ? Oui ben pour ça, faudrait que je finisse de monter, et j'ai un peu la flemme, mais je vais tenter de me motiver un de ces 4.




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