Carnet de notes
18 avril - 19/04/2008
Je prends le métro Q de Lexington & 59th jusqu'à Brooklyn, 7th avenue puis je trouve assez vite le conservatoire. Malheureusement, gothamjazz.com raconte "que de la merde" et le concert a eu lieu trois semaines auparavent. Bon, échec. Du coup, je vais me poser dans un café avec internet (non, pas Starbucks) pour voir un peu ce qu'il y a dans les parages, dans quels lieux se produisent myspace Balkan Beat Box et myspace Gogol Bordelo (tous deux de Brooklyn). Nouvel échec, impossible de trouver l'info... et je me retrouve à regarder les sites de magasins de gitarre de NY. Bon, c'est pas tout ça, je suis pas venu jusqu'ici pour surfer sur internet, donc je retourne vers Manhattan à pied. Comme le dit Bernard Lavillier, "Brooklyn, c'est près de Manhattan, mais c'est quand meme ailleurs." Ben il a raison Bernard! Sacré Bernard hein... Bon, j'ai pas vu le juif arménien qui parle du Carouzo avec un brésilien qui se tape un risotto, mais de premier abord, ça a l'air d'etre un quartier sympa, alternatif, vivant, un gros bordel de toutes les cultures du monde.
Je tente de commander un Bagel sur Bergen & Fullerton, mais l'employé ne comprend pas ce que je veux, et réciproquement. Heuresement, un autre client est là pour traduire. Un peu plus loin, une nana à l'accent américain me demande ou est la station de métro la plus proche, ce que je parviens meme à lui indiquer, grande classe...
Après une heure de marche, je me rends compte que ça va pas si vite que ça, parce que l'échelle du plan est pas la meme que sur le plan de Bale et ses 100.000 habitants, et que l'endroit devient franchement hostile aux piétons, en plus il fait nuit, et j'ai le portable sur le dos... Donc tant pis pour la traversée du Brooklyn Bridge de nuit, je prends le métro, direction la maison pour me changer. Sauf que. Sauf que le métro s'arrete à Bowling Green, non loin de Wall Street, à l'extreme sud de Manhattan. Et je décite de m'y arreter pour voir ça, et puis jeter un coup d'oeil à la station de la liberté et puis à l'ancien site du World Trade Center, puis reprendre le métro.
Au final, j'ai pas réussi à reprendre le métro, impossible de m'arreter de marcher. Manhattan c'est terriblement ennivrant, la verticalité, l'énergie, le mouvement permanent, les éclairages, l'aspect irréel de Time Square, tout ça donne le vertige... Le trajet direct de la pointe jusqu'à mon appart' fait 10 bornes en y allant par le chemin le plus court, mais j'ai évidemment pas arretà de zigzager pour voir l'un ou l'autre batiment. En fait, ce centre-ville ne ressemble à rien que j'ai pu voir jusqu'à présent. De part l'étendue, la densité, la hauteur et l'atmosphère, ça mériterait d'etre classé au patrimoine de l'humanité ou un truc dans le style. Les gens ne sont pas du tout hostiles, au contraire, ils sont plutot amicaux dans l'attitude et marrant, et pas une fois jusqu'à présent je ne me suis senti "menacé". Parrait que Guliani y serait pour quelque chose...
Résultat, ni Roy Hargrove ni salsa pour ce soir, je suis trop fatigué par le chemin et le décallage horaire n'est pas encore totalement résorbé après 2 jours. Mais demain, y a pape (Beneditto 16.0 release), et Bill Frisell ou Kenny Garrett seront peut-etre aussi programme...
17 avril - 18/04/2008
16 avril - 18/04/2008
Ceci étant fait, deux choix sont possibles pour me rendre au centre-ville: le bus, direct jusqu'à Grand Central, puis un changement jusqu'à Lexington/63rd, ou bien l'Air-Train, avec ses trois changements jusqu'à destination. Bon, je me dis, on va faire simple, c'est souvent plus rapide... Ben j'avais tord, d'abord le bus a tourné une demi-heure de plus dans l'aéroport pour récupérer les passagers de tous les terminaux, ce qui fait qu'on arrive sur l'autoroute à 17h30, malin, New York est blindé de bouchons à cette heure-là, quelle surprise! Mais bon, je me détends, on va dire que c'est un jour de vacances.
Le bus emprunte alors un pont autoroutier... et c'est là que Manhattan frappe très fort. On a beau l'avoir vue des centaines de fois à la télé ou au cinéma, c'est quand meme autre chose en vrai. L'étendu, la hauteur, la quantité des gratte-ciels est tout bonnement invraissemblable. On traverse Brooklyn vite fait, il y a des types qui jouent au basket sur des terrains cerclés de grillages metalliques. L'autoroute passe sous ces passerelles piétonnes pareillement cerlées de tels grillages qu'on voit souvent dans les films.
Le bus emprunte un tunnel, puis on en ressort en plein Manhattan... et c'est une nouvelle claque dans la figure: cette fois, on est vraiment en plein dedans, incroyable! C'est quelque chose de passer un croisement et d'aperçevoir ces avenues rectilignes à 2x3 voies encadrées de gratte-ciels. Il y a pas mal de batiments anciens bien classes. Et l'architecture ne fait pas du tout carton/pate comme à San Diego par exemple. Le bus nous dépose enfin à Grand Central. Il fait grand beau temps, vingt degrés, c'est le printemps, les arbres sont en fleurs. Je m'engouffre dans le subway (meme pas peur). Je choppe tout de suite la carte trajets illimités pour 15 jours (pour meme pas 50$). Des pseudo-musiciens péruviens jouent une sorte de soupe musicale fade. Passe alors un new yorker, entonnant la mélodie à tue-tete de manière excédé, comme s'il l'avait entendu 10 fois déjà.
Je descends du métro et je commence à parcourir les 5 blocs vers le nord et les 5 blocs vers l'est qui me séparent de l'endroit ou je vais dormir ces deux prochaines semaines. La moitié des gens que je croise sont au téléphone, soit leur boitier à l'oreille, soit en kit main libre. L'autre moitié fait son jogging... Bon, je carricature un peu, mais pas tant que ça, il y a énormément de joggers. Je finis par trouver l'endroit, récupère les clefs, me dirige vers l'ascenceur qui a 10 fois plus de boutons que les ascenceurs dont j'ai l'habitude.
Et là, bonne surprise: la chambre qui m'a été assigné est en fait un 3 pièces immense avec vue sur le Queensborro bridge!
Je dépose mes affaires vite fait mais il est déjà 19h. A cette heure-là, y aura surement plus grand monde au travail... Quoique, on est pas en Europe ici, y a moyen qu'il y ait encore du monde au labo! Je me dirige donc vers l'entrée du campus de Rockefeller situé non loin de mon appart', mais là, difficulté technique, le vigile ne veut pas me laisser entrer parce qu'il n'arrive pas à joindre la secrétaire pour confirmer que ma présence est bien souhaitée. Bon, échec. Et j'ai faim. Ca tombe bien, de l'autre coté de la rue, il y a le choix entre indien, japonais, mexicain et pizza. Et ce sont 4 boutiques particulières pas des chaines. En fait, j'ai presque pas vu de chaines jusqu'à présent, à part un Starbucks.
Je me promène un peu dans le quartier, et je manque plusieurs fois de chuter dans la cave de l'une ou l'autre boutique. Apparemment, dans le quartier, les caves sont accessibles depuis l'exterieur par une trappe en métal qu'on soulève. Parfois, elles restent ouvertes quand un type a plusieurs choses à y chercher et qu'il doit faire des aller-retours. Donc il faut faire gaffe à ou on met les pieds! Il faut aussi faire attention à ne pas changer de direction ou à s'arreter trop brutalement sur le trottoir car il y a pas mal de monde et la plupart des gens marche vite. Parmi ceux qui ne marchent pas, certains sont attablés à des terasses situé sur les troitoirs... à 2m d'une avenue à 3 voies de Manhattan. J'ai un peu du mal avec le concept, mais bon. Je manque encore de trucs pour le petit-dej et de produit de douche. Le problème est vite reglé dans un grocery store voisin de mon appart', mais je me galère encore pour reconnaitre rapidement les pièces de monnaie. Surtout qu'on ne peut pas anticiper et préparer sa monnaie à l'avance puisque les prix affichés sont hors-taxes (franchement qui connait la TVA sur la nourriture et sur les marchandises dans l'état de New York ?). Résultat: je paie toujours en billets depuis le début et j'ai donc déjà un bon demi-kilo de feraille en poche...
Voilà mes premières impressions new yorkaises! Sans photos parce que je ne suis pas équipé en appareil photo et que le départ s'est décidé trop soudainement pour que j'ai le temps d'aller en emprunter un à mes parents comme c'est en général le cas! Et demain, les choses dures commencent: le labo mouillé, aussi connu sous le nom de wet lab... Qui eut cru que je dusse un jour manier pipettes, éprouvettes et divers liquides aussi colorés que noséabonds à nouveau?
Quoi de neuf ? - 05/06/2007
Sinon je cherche toujours, mais pour l'instant j'ai surtout l'impression de trouver des artefacts. Et puis même quand j'ai l'impression de tomber sur un truc béton, il y a toujours les cours de stats pour nous rappeler que les p-values sont distribuées de manière uniforme sous H0, donc à force de tenter sa chance, on va forcément avoir l'impression de tomber sur quelque chose de surprenant, et ce même si on s'obstine à reproduire la même expérience ad eternam. Mais c'est pas une raison pour pas continuer, qui ne tente rien n'a rien...
A propos de tenter, je crois avoir trouvé un moyen de limiter un peu le spams dans les commentaires qui commençaient à devenir franchement problématique puisqu'il y a eu 32 000 spams dans les commentaires depuis 18 mois ! Donc maintenant, il va falloir taper un numéro pour envoyer un commentaire ce qui prend 2 secondes de plus, enfin bref, je vous laisse découvrir la chose par vous-même (par vous, j'entends les 4 personnes qui viennent encore par ici pour autre chose qu'améliorer le Google Page Rank de leur site X ou de de leur Casino en ligne).
Et c'est à "vous" donc, que j'ai le grand plaisir d'annoncer l'ouverture de J-Radio, qui fait suite à J-TV. Comme J-TV, J-Radio (voir lien dans la barre en haut de cette page) a pour vocation de diffuser la production locale et artisanale de votre serviteur (il faut bien que les instruments musiques dont j'ai désormais la chance de disposer servent à quelque chose). Voilà pour les news !, et rendez-vous au prochain post, dans 6 mois... ou pas !
Pascal Pick avait raison - 23/02/2007
"Chimpanzees have been seen using spears to hunt bush babies, U.S. researchers said on Thursday in a study that demonstrates a whole new level of tool use and planning by our closest living relatives [...]
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